L’habitat éco-responsable

Construction bois et développement durable au quotidien

On commence à en parler dans les médias, mais son utilisation reste encore assez confidentielle. C’est avant tout par conviction que l’on adopte ce système. Pour ma part c’est en cherchant a améliorer la gestion de l’eau dans ma maison, que j’ai découvert les toilettes sèches.

Avec nos toilettes classiques, le « confort » lié à la chasse d’eau nous fait oublier ce qui se passe à la sortie. Outre la quantité d’eau utilisée dans nos toilettes, c’est aussi la pollution de cette eau consommable, appelée alors « eau vanne » qu’il faut gérer. Il faut en effet acheminer et traiter cette eau, soit dans des stations d’épuration, soit dans des fosses septiques.

Les toilettes sèches, appelées aussi TLB (toilette à litière biomaîtrisée) permettent une gestion totalement différente. Avec ce système chacun de nous peut gérer et contrôler ses toilettes en retrouvant un cycle naturel. « Il faut admettre une fois pour toute que nos déjections ne sont pas des déchets à éliminer, mais font partie intégrante de l’écosystème qui nous fait vivre ». Cette citation de Joseph Orszagh est la base de la démarche des toilettes sèches. Cet ingénieur-chimiste a, par ses recherches et ses convictions, remis en cause notre système trop bien établi. Pour les explications théoriques, je recommande son site : Eautarcie qui décrit fort bien la problématique et les solutions qu’il apporte.

Les toilettes sèches évoquent pour beaucoup un retour en arrière avec les toilettes au fond du jardin de nos grands parents. La grande différence ici est la gestion des excréments et leur recyclage.

Il y a ensuite bien évidemment le passage à l’acte et le changement de nos habitudes. Comment passer des toilettes classiques aux toilettes sèches? Car même si le fonctionnement est simple, il demande un peu d’organisation et la mise en place et la gestion d’une aire de compostage, indispensable au recyclage.

  • Nos WC traditionnels n’ont plus lieu d’être puisque les toilettes sèches n’utilisent pas d’eau. Des modèles sont en vente sur le marché ou mieux encore on peut en fabriquer un sans problème. Le principe de ces toilettes est simple : c’est un caisson en bois, dans lequel on place un récipient (seau, poubelle ou autre). Le caisson est percé sur le dessus et pour le fermer on fixe sur le dessus un abattant classique.
  • Les toilettes sèches nécessitent de la sciure pas trop fine ou des petits copeaux de bois. On dépose au départ quelques centimètres de litière au fond du seau. Après chaque utilisation on recouvre d’une couche de sciure. A ce stade tout le monde se pose la même question : qu’en est-il des odeurs? Après quelques jours d’utilisation on peut constater qu’il n’y en a pas. C’est l’emploi de sciure ou cellulose végétale qui a pour rôle de bloquer les réactions enzymatiques et par la même occasion d’empêcher le dégagement d’odeur.
  • Une fois plein, on vide le récipient dans un carré à compost. Après avoir été rincé et égoutté celui-ci est remis en service.

L’utilisation des toilettes sèches et la suppression des « eaux vannes » évacue une bonne partie des problèmes d’eau usée dans une maison. Cela permet par ailleurs de franchir un premier pas pour devenir indépendant par rapport aux réseaux d’assainissements. On peut à juste titre considérer cette démarche comme une avancée dans le respect du développement durable.

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